Épidémie de Covid-19


Toulouse et sa proche région

mars 2020 - août 2021



En 2020, l'épidémie de Covid-19 est un séisme pour toute la planète et sa représentation est très dépendante des possibilités de déplacement. Où aller pour photographier les effets d'un virus invisible : dans une rue déserte ou des transports en communs bondés, dans un hôpital submergé par l'afflux de malades, devant un magasin fermé ou dans un autre ouvert ? Quels comportements photographier : les vertueux qui appliquent les gestes barrières, les irresponsables qui s'en moquent ou en sous-estiment la nécessité ? Ces séries tentent de rendre compte de l'état de la situation à Toulouse et dans sa proche région dans trois périodes entre mars et septembre : moins frappée que d'autres régions pendant le premier confinement, la situation s'y est aggravée durant l'été et a atteint un niveau alarmant.

Les images présentées dans les trois premières étapes sont le miroir d'un quotidien simple et étrange avec lequel s'est nouée une familiarité triste et résignée. Avec des déplacements limités aux commerces présentés comme essentiels ou de moins d'un heure à moins d'un kilomètre du domicile, ou disposant d'un peu plus de liberté de mouvement hors confinement, ces photographies sont l'expression d'une banalité qui, bien que fade, doit être consignée pour ne pas disparaître de nos mémoires dans le monde d'après dont plus personne ne croit qu'il sera différent.

La quatrième série examine l'obscurantisme qui conduit au refus du port du masque et de la vaccination.

I

La vacuité comme réplique
prophylactique



II

Sans contact,
stratégies d'évitement



III

Quatre mois
après le déconfinement




IV

Refus du masque
et du vaccin